Technologie

Solution de désinfection alternative

  L’efficacité d’un procédé de désinfection dépend de plusieurs paramètres :
  • La cible à traiter : surface poreuse ou lisse, liquide transparent, opaque ou visqueux, denrée alimentaire à géométrie variable… Toutes ces caractéristiques définissent la cible à traiter et permettront d’adapter et paramétrer la technologie de désinfection sélectionnée.
  • Les microorganismes à traiter : en fonction des pathogènes à éradiquer, bactéries, virus, champignon, insectes… et leur concentration, le choix se portera sur une technologie de désinfection adaptée et sera paramétrée pour délivrer les doses de traitement optimales.

  Après une première analyse des paramètres initiaux, Sanodev est capable d’adresser une technologie voire même un couplage de technologies de désinfection adaptées et optimisées pour une application bien spécifique.

  En fonction du secteur d’activité concerné, dès le début du projet, une attention particulière est portée sur la pertinence contextuelle et la viabilité économique du déploiement d’une technologie dans son nouvel environnement opérationnel.

La Lumière pulsée et les UV continus :

Le traitement par lumière pulsée est un procédé athermique et écologique innovant de désinfection de surface qui utilise la technologie de la puissance pulsée pour inactiver les microorganismes en les soumettant aux flashs intenses de lumière blanche de large spectre pendant des temps très courts (10-6 à 10-1 seconde) produits par une lampe à arc au xénon. Chaque flash délivre une énergie de quelques joules par cm2. L’énergie par flash et le nombre de flash déterminent l’effet antimicrobien du traitement. Dans ce procédé, la lampe utilisée émet des impulsions de lumière de longueurs d’ondes comprises entre l’ultraviolet et le proche infrarouge : environ 21 % d’Ultraviolets (UV de 180 à 380 nm), 30 % de la lumière visible (380 à 700 nm) et 49 % d’infrarouges (700 à 1100 nm). Le spectre de longueurs d’ondes de la lumière émise par le procédé lumière pulsée est 20 000 fois plus intense que la lumière émise par le soleil à la surface de la terre.

  Le traitement par UV continus est une méthode athermique, non chimique utilisé pour la désinfection de l’eau et des effluents, peut être également utilisée pour du traitement de surface et de l’air présentant une charge microbienne relativement faible. Une lampe UV est protégée par une gaine de quartz. Cette gaine renferme du mercure et un gaz inerte, généralement de l’argon. L’énergie électrique, apportée par un ballast (composant assurant le démarrage des lampes et contrôlant la puissance électrique transmise), ionise les vapeurs de mercure à un niveau d’énergie générant un rayonnement UV. La lampe est placée dans un carter, l’eau circulant en couche mince, entre celui-ci et la gaine de quartz, car elle absorbe très rapidement l’énergie du rayonnement UV. Le carter peut contenir une ou plusieurs lampes en fonction du débit à traiter et de l’énergie à apporter.

  Pour les technologies Lumière Pulsée et UV continus, l’effet bactéricide est le résultat de réactions photochimiques. Les Ultraviolets sont des rayonnements lumineux invisibles pour l’humain. Les longueurs d’ondes courtes sont les plus énergétiques et ont la particularité de détruire les structures protéiques telles que l’ADN contenu dans les cellules des micro-organismes. Cet effet détruit les cellules des micro-organismes et empêche leur réplication.

Les micro-ondes :

  Le procédé de décontamination par micro-ondes est basé sur le même principe que les fours à micro-ondes domestiques. Il s’agit d’exciter les molécules et les atomes du corps à traiter par l’onde électromagnétique délivrée par des magnétrons (qui correspond à une source énergétique), ce qui conduit à un échauffement. Le but est de chauffer à forte température et de manière homogène un corps afin de tuer sous l’effet de la chaleur, les micro-organismes pouvant s’y trouver. Les micro-ondes sont des ondes électromagnétiques dont les fréquences autorisées pour les installations industrielles sont 915 MHz et 2450 MHz. L’intérêt de ces ondes est leur capacité à pénétrer les corps à traiter à une profondeur de 5 cm à 12 cm suivant la nature de ces derniers. Les produits doivent donc être de faible taille de manière à être atteints par l’onde et donc chauffer en leur sein. Par contre leur forme importe peu.

Les arcs électriques :

  Les décharges électriques produites, soit directement dans l’eau soit dans l’air humide au contact du liquide à traiter, génèrent des espèces très réactives comme °OH, °H, °O, H2O2, O3, et des phénomènes physiques comme une émission de lumière (radiations UV, visible) et des ondes de choc. Ce phénomène permet de dégrader les composants organiques combiné à un effet germicide.

Le plasma :


  Le plasma (également connu comme le quatrième état de la matière) est un gaz électriquement énergisé où les molécules composantes du gaz se décomposent pour produire des électrons libres, radicaux, des ions positifs et négatifs, des quantums de radiation électromagnétique, alors que certaines molécules peuvent rester neutres. Il existe de nombreux types de plasmas en fonction des conditions dans lesquelles ils sont générés. SANODEV utilisera pour ces essais un plasma froid à pression atmosphérique (soit à température quasi ambiante). C’est ce mélange d’espèces actives qui entraîne l’effet antimicrobien. Les espèces réactives interagissent avec la surface de l’aliment en altérant la structure de la surface cellulaire. Cette interaction produit la libération des composants cellulaires, affectant ainsi l’intégrité cellulaire. Les lésions de l’ADN peuvent également survenir selon le type de bactéries. Mais il convient de souligner que le gaz actif se stabilise peu de temps après. Ainsi, aucun produit chimique résiduel ne se dépose sur le produit.